Apprentissage Social et Mobilisation Citoyenne pour une Gouvernance Démocratique et Durable de l’Eau au Mexique

Gerardo Alatorre-Frenk

Abstract


Resumé:

En 2012, la Constitution mexicaine a reconnu le droit humain à l’eau et il a été décidé d’élaborer une loi générale des eaux (Ley General de Aguas, LGA) pour garantir ce droit. À ce moment-là, les partis politiques et le gouvernement fédéral se sont mis au travail, en même temps qu’on assistait à un phénomène presque inédit : un large éventail d’acteurs –des scientifiques, des professionnels du secteur associatif, des cadres d’organisations de base, et autres– se sont organisés pour entreprendre un processus d’apprentissage collectif, d’échange de savoirs et de rédaction d’une proposition citoyenne de LGA.

Les enjeux (en termes de qualité de vie, de tissu social et d’environnement) sont importants : des visions politiques et épistémiques tout à fait différentes se font face : d’un côté, celles du gouvernement fédéral et de la plupart des législateurs; de l’autre, celles des citoyens organisés.

Cet article analyse les processus de mise en réseau et d’hybridation de savoirs et de pouvoirs dans cette mobilisation sociale, afin d’en tirer des apprentissages qui puissent contribuer à l’action et à la réflexion des acteurs investis : les communautés, les organisations et les institutions de recherche.

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Abstract:

In February 2012, the Mexican Constitution recognized the human right to water, and a delay was fixed for a new Ley General de Aguas (LGA) to be presented to Congress. While political parties and the federal government got to work, other social actors did the same; scientists, professionals from NGOs, and some grassroots organizations began to meet, exchange their knowledge and coordinate efforts at a national level to draft out a citizen proposal for a LGA, an initiative almost unseen previously in Mexico.

Many important issues are at stake, in terms of life quality, social fabric, and environment; a sharp contrast in terms of political and epistemological positions is evident between the federal government and most members of congress, and that of organized citizens.

In this article the author analyzes the processes by which networks are created, allowing knowledge to flow and giving birth to new forms of social learning and of political organization between a diversity of actors.

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Copyright © Canadian Journal of Environmental Education (CJEE) ISSN 1205-5352