Can We Teach the Earth Charter Anymore? A Critical Examination of the Earth Charter’s Role in Education

Nicholas R.G. Stanger, Nick Engelfried, Sarah Clement, Ash Kunz, Rachael Grasso, E. Smokey Brine

Abstract


The Earth Charter has become a dated guiding document for the field of environmental education. When the document debuted in 2000 as the global “framework to guide the transition to a sustainable future” (Earth Charter Initiative, n.d.-a, para. 2), the writers promoted it as a solution to environmental problems that incorporated voices of a wide spectrum of diverse communities from across the globe. The Earth Charter is a broad and ambitious document, designed to encourage action at local, national, and international levels (Earth Charter Initiative, 2009). Using critical discourse analysis methodology and social justice lenses, this paper examines the value of the Earth Charter as an educational tool as we enter the Anthropocene, a new geologic period in which our species is the largest force influencing and changing the planet (Olvitt, 2017). We argue that the Earth Charter reinforces dominant oppressive myths of sustainable development and excludes concerns voiced by marginalized populations. In perpetuating problematic narratives, we question the Earth Charter in its current form as a relevant and useful framework for informing environmental education 20 years after its publication. We suggest a method for updating the Earth Charter with social justice framing, using democratic, co-creative tools that are accessible to communities around the world, in their own languages.

Résumé

Publiée en 2000, la Charte de la Terre est aujourd’hui dépassée en tant que document-guide en éducation à l’environnement. Présentée à l’époque comme un cadre mondial qui guiderait notre transition vers un avenir durable (Earth Charter Initiative, s.d., paragr. 2), elle apportait, selon ses auteurs, une solution aux problèmes environnementaux qui conjuguait les voix d’une pluralité de groupes dans le monde. Document large et ambitieux, la Charte se voulait un moteur d’action à l’échelle locale, nationale et internationale (Earth Charter Initiative, 2009). La valeur de la Charte de la Terre en tant qu’outil éducatif à l’aube de l’Anthropocène, cette nouvelle période géologique où, de toutes les espèces, c’est l’humain qui exerce la plus grande influence sur la planète (Olvitt, 2017), est revue à la lumière d’une analyse critique du discours et sous l’angle de la justice sociale. Nous avançons que la Charte de la Terre renforce non seulement les mythes oppressifs dominants du développement durable, mais exclut aussi les préoccupations exprimées par les populations marginalisées. Or, sachant qu’elle perpétue des discours problématiques, nous remettons en question sa pertinence et son utilité sous sa forme actuelle, vieille de 20 ans, pour orienter l’éducation à l’environnement. Nous proposons une méthode de mise à jour du document qui intégrerait un cadre de justice sociale et des outils démocratiques et cocréatifs accessibles aux sociétés du monde entier, dans leur langue.

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Copyright © Canadian Journal of Environmental Education (CJEE) ISSN 1205-5352